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Pourquoi Certifier?

 

 

 

 

Pourquoi certifier?

(ou la véritable histoire de la petite Charlotte dans le monde semi-merveilleux de la construction et de la certification)​

 

Les mérites de la construction à haute efficacité énergétique ne sont plus à vanter. Il est maintenant bien reconnu que de bâtir une maison bien isolée et étanche à l’air est une meilleure idée.  Jamais aura-t-on entendu quelqu’un s’écrier haut et fort « je suis ravi de payer des fortunes à Hydro-Québec pour chauffer ma maison centenaire mal isolée! ». Mais la construction éco-énergétique et durable doit-elle absolument passer par le processus de certification? N’est-il pas possible d’appliquer les mêmes techniques, tout en évitant de payer des milliers de dollars aux organismes qui offrent des certifications? Ceux-ci détiennent-ils vraiment la recette miracle d’une bonne construction, fiable et efficace? C’est la question que je me pose aujourd’hui. Je suis pro environnement, pas seulement parce que c’est à la mode, mais parce que je suis d’avis qu’il est plus que temps de changer le regard que nous portons sur notre impact environnemental, à tous les niveaux (« résilience » est le terme de prédilection ces temps-ci pour désigner notre capacité d’adaptation pour survivre au changement). Je suis pro Mère-Nature, certes, mais je suis pro solidarité sociale avant toute chose et je me méfie de tout ce qui semble vouloir creuser l’écart entre les classes de la société. Il va donc sans dire que je commençais cette recherche avec un brin de scepticisme. À quoi bon payer des milliers de dollars simplement pour obtenir un titre? Cela change-t-il vraiment quelque chose?

Le mouvement Pretty Good House fait l’apologie de ces maisons qui ne sont pas entrées sous le label de l’une ou l’autre des certifications écologiques, mais qui sont tout de même des constructions « bien assez bonnes ». En respectant quelques règles de base (étanchéité à l’air maximale, super-isolation, durabilité, recyclage de matériaux, etc.), elles réfutent toutefois certaines requêtes des certifications considérées comme exagérées (les 10 à 14 pouces d’isolation sous la dalle, R100 dans la toiture, etc). Mais alors, est-ce qu’une maison « bien assez bonne » est en effet, assez bonne? Comment le savoir, sinon en certifiant? Que de questions existentielles! Oh!

Je me lançais donc, l’année dernière, dans la folle aventure de la certification (de la maison Des Sources) avec un œil critique, un pas incertain, bref, une certaine retenue. Cependant, dès le début du processus, quelques éléments se sont imposés à moi comme des évidences de l’utilité de la certification; c’est de ces éléments dont je veux vous parler ici. Notez bien que je ne m’attaquerai pas au sujet de l’abordabilité de l’écoconstruction dans son ensemble, que nous réservons à un éventuel article à part entière (et que, coup de théâtre, nous croyons atteignable, oui). Je ne parlerai donc pas des coûts de construction d’une maison éco-énergétique par rapport aux coûts de construction d’une maison standard, mais bien seulement des coûts de la certification comme telle.

La réalité des coûts et l’augmentation de la valeur

 

            Est-ce vraiment si coûteux que ça, s’inscrire aux certifications? Ça dépend. Ça dépend premièrement de la situation géographique du projet : car, une chose est sûre, la certification implique des inspections et celles-ci sont la plupart du temps facturées à l’heure et au kilomètre. Dans le cas de la certification LEED, le montant minimal (en 2016) revenait à environ 3600 $, plus les frais d’inscription au Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa) d’environ 500 $. Dans notre cas, le montant s’est vu augmenter de plusieurs centaines de dollars du fait que notre projet se trouvait loin des bureaux des évaluateurs et dépassait le nombre d’heures et de kilomètres inclus dans le pris de base. Même chose pour la certification PHIUS : nous nous sommes retrouvés à payer au final près de 8000 $, avec les consultations, les inspections, le test d’étanchéité à l’air (blower door), le test d’échange d’air, les nombreux échanges de courriels pour recevoir des conseils, etc.

Mais de payer, disons, entre 3000 $ et 8000 $ pour une certification, est-ce si dispendieux? Ça dépend aussi d’une autre chose : par qui est financé le projet et dans quel but. Je m’explique : pour quelqu’un qui construit un bâtiment dans le but de le vendre par la suite, ce n’est pas cher du tout. Le sceau d’une certification éco-énergétique, en plus d’entraîner une plus-value de la maison (des études du marché immobilier américain démontrent que les maisons homologuées se vendent entre 8% et 10% plus chères), assure l’intérêt de la clientèle dans la vente du bâtiment (on parle de délai moyens de 18 jours de moins pour ce même marché). En effet, nous y reviendront plus bas, la certification est non seulement un gage de performance et d’efficacité énergétique, mais elle constitue aussi un gage de qualité de construction. De ce fait, elle met l’acheteur en confiance.

Cependant, le scénario est différent s’il s’agit de quelqu’un qui s’auto-construit dans le but d’habiter lui-même sa maison. J’en connais tout un rayon sur Passive House et je trouve le concept brillant. Malgré cela, il est certain que je ne pourrais pas vendre aveuglément la certification à des gens qui, même sans le sous, décident courageusement de se lancer dans l’auto-construction, sans prendre en considération l’argent que cela implique. Ces gens qui, de peine et de misère, en empruntant à leur famille, en économisant le plus possible, en mettant la main à la pâte pour sauver sur le coût de la main d’œuvre, font le choix de faire partie de ceux qui accèdent à la propriété. Chaque piastre compte pour ces gens-là. Je le sais, j’en fais partie. J’ai moi-même construit ma maison l’année dernière et il ne m’est pas passé par la tête de la faire certifier, pas parce que les principes de l’écoconstruction ne m’intéressent pas, loin de là (je suis certaine qu’à maints égards on peut considérer ma maison comme écologique) mais simplement parce qu’il m’apparaissait alors surréaliste de dépenser tant d’argent à cette fin. Cela dit, je me dois de faire une petite mise en contexte : je ne me suis pas lancée aveuglément dans mon projet de maison sans avoir au préalable un certain background. J’avais déjà flirté avec le domaine de la construction et mon expérience personnelle ainsi que mon vaste réseau d’amis (qui est presque exclusivement constitué d’entrepreneurs en construction) m’ont permis d’avoir la confiance, les ressources et les outils nécessaires pour m’impliquer à fond dans la conception du design. Dans cette optique (qui n’est pas nécessairement celle de monsieur-madame-tout-le-monde), il ne m’apparaissait pas nécessaire de suivre le processus de certification. Mais le même argumentaire ne pourrait tenir pour ceux qui n’ont absolument aucune connaissance dans le domaine et pour qui une certaine supervision serait plus que profitable. Comprenez-moi bien : je ne suis pas du tout en train de dire ici que je trouve que la certification ne vaut pas le prix qui est demandé. Au contraire, le travail de moine qui est derrière le processus vaut tout à fait son pesant d’or. Nous avons reçu tout le service et le soutient possible des évaluateurs LEED et PHIUS avec qui nous avons fait affaire pour la maison Des Sources. Seulement, il faut prendre en considération que pour certaines personnes, ces 3 000 $, 5 000 $ ou 10 000 $ peuvent faire une différence sur la viabilité de leur projet.

Comment alors rendre la certification accessible à tous? Une solution simple est de la rendre gratuite, simplement, comme c’est le cas pour le programme Novoclimat 2.0 qui est entièrement subventionné par Transition énergétique Québec. D’aucuns diront qu’il s’agit-là cependant d’une certification « de base », visant des standards d’efficacité énergétique encore très loin de ceux proposés par PHIUS (par exemple), ce qui n’est pas faux. Néanmoins, c’est un pas dans la bonne direction. De plus, le ministère de l’Énergie et des ressources naturelles offre une aide financière de 2 000 $ au premier propriétaire d’une maison homologuée Novoclimat 2.0 (et cette offre est doublée s’il s’agit de la première propriété de l’acheteur). Aussi, la SCHL offre une remise de 15% sur la prime d’assurance prêt hypothécaire pour les maisons LEED, Novoclimat et ENERGY STAR (entre autres) et certaines institutions financières offrent des rabais sur le taux hypothécaire ou des remises en argent à l’achat d’une maison éco-énergétique certifiée (comme l’« Offre habitation verte » de Desjardins). Certaines municipalités, pour leur part, optent pour des congés de taxes sur les nouvelles constructions certifiées LEED et Novoclimat 2.0. Pourquoi ne pas répandre ce programme à la grandeur de la province? Toutes ces initiatives ont leurs mérites et pourraient même encore être améliorées, en incluant par exemple, dans le registre des certifications reconnues, certaines organisations telles que PHI et PHIUS qui en sont pour l’instant totalement absentes. Selon moi, il est primordial de pouvoir compter sur la participation des différentes instances bancaires et gouvernementales si nous voulons vraiment procéder à la démocratisation de la certification.

 

La modélisation énergétique : le nerf de la guerre

 

N’importe qui ayant déjà effleuré le monde de la certification connaît le terme « modélisation énergétique ». Qu’est-ce que cela signifie? Il s’agit de réduire la totalité du projet de construction à un ensemble de données qui sont entrées dans un logiciel (PHPP avec PHI, WUFI Passive avec PHIUS, HERS avec LEED) qui les compile afin d’avoir une idée de la performance générale de la maison lorsqu’elle sera terminée. La documentation sur tous les éléments de la maison (avec valeur perm, valeur R, fiche technique) doit être fournie. Ainsi, la quantité d’isolation, la mécanique choisie (ventilation, chauffage, chauffe-eau), la forme et l’orientation de la maison, la « valeur U » des fenêtres, la longueur des tuyaux d’eau chaude, ainsi que tous les autres éléments de la construction sont évalués pour comprendre leur implication dans le résultat final. Le but ici est de créer une habitation dont la logique se tient et qui ne comportera donc pas d’erreur de conception (comme une maison dont la fenestration laisserait trop passer les rayons du soleil en été et en automne, menant à une surchauffe). Dans notre cas, par exemple, plusieurs modifications ont dû être faites à la lumière de la modélisation (le choix de l’échangeur d’air, l’ajout d’isolant dans les murs du vide sanitaire et le choix des fenêtres, pour ne nommer que celles-ci) afin de s’assurer du rendement de la maison. Certes, c’est compliqué et cela demande du temps et c’est exactement ce que déplorent les partisans de Pretty Good House, qui préfèrent opter pour une conception plus simple et accessible à tous. Ne pas s’embourber dans toute cette terrible paperasse. Néanmoins, comme le dit Trois Sœurs dans un récent article publié sur leur blog (la valeur d’une certification PassivHaus), « il est toujours plus abordable de revoir les détails techniques à l’étape de la conception (plutôt)(sic) qu’en plein chantier », nous en savons quelque chose. Après avoir analysé nos coûts de construction pour la maison Des Sources, nous en sommes venus à la conclusion que la majorité des erreurs que nous avons faites (sans être de réelles erreurs, certaines étapes de la construction auraient pu être optimisées) étaient dues à un manque de planification. Et nous avions déjà passé les plans de la maison au peigne fin avec notre consultant PHIUS et notre évaluateur LEED! Mais pire encore que d’avoir à faire des changements tardifs, certaines erreurs de conceptions peuvent avoir des répercussions dramatiques si elles ne sont jamais détectées. Et la terrible paperasse que représente la certification sert justement à éviter ces erreurs, en identifiant à la source les éléments problématiques et en évaluant les risques associés. Les quelques milliers de dollars investis au début du projet paraissent alors dérisoires si on les compare aux 25 000 $ que coûteront la réparation d’un mur que des problèmes de condensation auront fait moisir. C’est dire que le temps additionnel qui doit être mis dans la réalisation de la modélisation énergétique doit être perçu comme un outils, et non comme un devoir.

Pour la certification LEED, en plus de la modélisation énergétique, certaines preuves de la planification doivent être fournies dans un rapport qui s’appelle la « liste d’inspection de la durabilité », qui constitue un index de critères que l’on choisit, selon la pertinence et la faisabilité, pour établir un plan de durabilité de la construction. Ainsi, pour ce rapport, j’ai dû m’appliquer à faire une liste exhaustive de tout le bois de charpente de la maison. On parle bien ici de chaque 2x4, oui, oui! Et pas seulement le nombre de montant, mais la longueur exacte de chacun d’eux. Laissez-moi vous dire que je me sentais bien ridicule, dans mon bureau, à calculer le pourcentage de perte pour chaque morceau. Et je ne me sentais pas moins ridicule les jours de livraison, au chantier, à identifier chaque tas de bois bien précisément, au grand dam des travailleurs, qui auraient préféré n’avoir qu’un seul tas de longueurs de 12’ et piger dedans à qui mieux mieux sans se casser les couilles (pardonnez mon latin). Mais le fait est que lorsque nous avons reçu le rapport de triage du conteneur, le résultat était là : nous avons gaspillé beaucoup moins de bois que sur un autre chantier de la même ampleur. Ce qui m’amène à affirmer ceci : pousser la réflexion et la planification à ce point peut paraître ridicule, mais il en résulte indéniablement des économies substantielles et il est certain que sans la volonté d’obtenir la certification, nous n’aurions jamais fait l’effort.

 

 

La vérification par un tiers

 

Supposons maintenant que je désire me faire bâtir une maison par monsieur Truc-Machin, de chez Truc-Machin Constructions et que je lui montre alors mes plans de maison pas passive, mais presque. Je lui dis que je veux qu’il porte une attention particulière aux trous dans l’enveloppe, à l’application des rubans adhésifs sur le pourtour des fenêtres, qu’il installe une ventilation pour le radon, qu’il calibre parfaitement l’échangeur d’air, etc. Et j’ai parfaitement confiance en monsieur Truc-Machin, et monsieur Truc-Machin a parfaitement confiance en lui-même. Il n’y a quand même absolument rien qui me garantit la qualité de son travail. Cela peut paraître anodin pour nous, ici, au Québec, mais ce qu’il faut comprendre, c’est que notre situation est très particulière. Partout dans le reste du Canada, en France et ailleurs en Europe, les entrepreneurs en construction sont soumis à des inspections de qualité récurrentes pendant les chantiers. Ici, par contre, rien de tel. La Commission de la Construction du Québec (CCQ), pour les projets assujettis, fait des rondes pour s’assurer que tous les travailleurs sur le chantier détiennent leur carte de compétence, qui elle, est censée attester du savoir-faire des ouvriers. Par contre, aucune vérification du chantier n’est effectuée. En résumé, un inspecteur de la CCQ pourrait demander ses cartes à un charpentier-menuisier en train de monter un mur truffé de ponts thermiques ou une toiture sans aération, et, si ce dernier les lui présente, il n’y aura absolument aucune répercussion… Pour le travailleur, du moins.

L’organisme gouvernemental qui offre une garantie sur la qualité des constructions, ici, est la GCR (Garantie Construction Résidentielle). En principe, tous les entrepreneurs qui vendent des maisons neuves doivent être accrédités par la GCR et obtenir une « Cote qualité GCR » allant de « AA » à « D » (ce qui, déjà, m’apparaît absurde : si le but est d’offrir une garantie sur la construction résidentielle, pourquoi accepter des entrepreneurs qui ne se qualifient que comme « D »?). Alors, selon la cote de chaque entrepreneur, des inspections périodiques sont fixées sur certains chantiers. Pour les entrepreneurs de type « A », par exemple, 20% des chantiers seront soumis à une inspection. Donc si notre monsieur Truc-Machin a bâti 10 maisons dans son année, seulement 2 seront inspectées. Autrement dit, la « garantie » est plutôt un gage de fiabilité de l’entrepreneur (c’est d’ailleurs lui-même qui en assume les coûts) qu’un gage de qualité de la construction en tant que telle (ce qui n’est pas inutile à proprement parler, mais qui est nettement insuffisant). De plus, les inspections menées par la GCR sont basées uniquement sur le Code de construction du Québec. Bon. Je ne m’attarderai pas à lister ici la totalité des aberrations et des illogismes contenus dans le code, ce serait beaucoup trop long. Mais je dirai seulement ceci : le principe de la modélisation énergétique dont j’ai vanté les vertus ci-haut (l’évaluation de l’ensemble de composantes de la maison, de leur fonction et de leur impact les unes sur les autres) est diamétralement opposé au principe du Code de la construction, du standard, pareil pour tous, qui ne tient aucunement compte des particularités de chaque projet, de chaque type de construction, de chaque composition de mur. Le fait de vouloir établir une charte générique applicable par tous peut mener à des situations complexes et hasardeuses. Ainsi, comme le code prescrit de 1) la pose de pare-vapeur obligatoire à l’intérieur du mur sec et de 2) une épaisseur d’isolation d’au moins 4 pouces à l’extérieur de la structure pour couper les ponts thermiques, il serait techniquement possible de gicler une couche de polyuréthane à cellules fermées partout sur la surface extérieure de l’enveloppe pour répondre aux exigences. Faisant cela, cependant, nous nous retrouverions avec un mur doté d’un double pare-vapeur et qui n’a donc aucune possibilité de séchage s’il y a accumulation d’humidité.

 

Et puis bon...

 

Ce que j’essaie d’imager ici, c’est que notre industrie de la construction, au Québec, n’offre en elle-même aucun gage de qualité satisfaisant pour les clients. La certification répond à cette lacune en fournissant une vérification par un tiers. Cette vérification est faite périodiquement dans le projet, par quelqu’un qui n’a pas de lien avec l’entreprise de construction et a pour but de s’assurer que toutes les ressources sont mises en œuvre pour l’atteinte des objectifs fixés, et donc, par ce fait même, elle contrôle la qualité. Et quand je dis qualité, le but n’est pas de réduire les entrepreneurs à deux catégories, soit les « bons » entrepreneurs, et les « mauvais », cela n’est jamais aussi simple. Le fait est que même bien intentionné et avec toutes les aptitudes nécessaires et la main d’œuvre attitrée, l’entrepreneur est sujet aux bévues. Le contexte du chantier est propice aux oublis et il est facile de laisser quelque détail « tomber dans’craque », comme on dit.

Dans notre cas par exemple, les deux visites de notre évaluateur LEED auront servi à nous rappeler des éléments qui, honnêtement, auraient très bien pu être laissés de côté : tels que le creusage des puits secs (pour la gestion des eaux de surface et de pluie), l’isolation des tuyaux d’eau chaude, le choix précis du gazon à planter (afin qu’il soit résistant à la sécheresse et ne propage pas d’espèces envahissantes), l’efficacité des appareils de consommation d’eau (robinets, douche, toilettes), pour ne nommer que ceux-là. Il est certain que d’avoir des comptes à rendre à quelqu’un nous obligeait à prendre conscience de la valeur de chacun de ces efforts et nous motivait à appliquer les règles avec rigueur.

Avec PHIUS, en plus d’avoir à fournir la documentation sur chacune des composantes de la maison, les preuves du volume et de la densité de la cellulose soufflée dans les murs et l’attestation de l’installateur du système de chauffage, la maison a aussi été soumise à plusieurs reprises à un test d’infiltrométrie (la fameuse épreuve du blower door, qui mesure le taux de fuite d’air de l’enveloppe). Ce test, nous l’avons passé haut la main (avec une impressionnante cote de 0.1 ACH50) à la grande joie de toute l’équipe. Joie alimentée non seulement par le fait que ça se place bien, dans une conversation de 5 à 7 mondain d’éco-constructeurs, d’avoir une maison à 0.1 ACH50, mais aussi et surtout parce que si nous n’avions pas réussi à atteindre notre objectif (qui était de 0.6 ACH50), il nous aurait fallu prendre les mesures nécessaires pour y arriver et donc changer le plan pendant la construction, ce qui aurait été très coûteux (car toute l’équipe de travail aurait été forcée de s’arrêter pendant ce temps) et n’aurait assurément pas constitué la meilleure solution. La modélisation nous a donc permis, après plusieurs séances de consultation, d’élaborer un design optimal et la vérification de venir le confirmer.

Au final, il est indéniable que le processus de certification implique certains coûts, mais le résultat qu’il permet d’atteindre ne peut être obtenu sans l’aide de ses atouts. Avec les subventions disponibles de part et d’autre (et qui tendent à croître en popularité), il sera de plus en plus facile de réduire ces coûts au minimum et ainsi de la rendre accessible pour tous.

 

Références :

https://energy.gov/eere/better-buildings-neighborhood-program/california-homebuyers-find-more-value-energy-efficient

https://www.washingtonpost.com/realestate/is-green-good-for-home-resale-value/2011/08/19/gIQAMUGzfJ_story.html?utm_term=.eb1c2b8113cb

https://greenbuildingcanada.ca/green-building-guide/why-build-green/

http://www.greenbuildingadvisor.com/blogs/dept/musings/martin-s-pretty-good-house-manifesto

http://www.greenbuildingadvisor.com/blogs/dept/guest-blogs/pretty-good-house

http://www.finehomebuilding.com/2016/04/11/is-a-pretty-good-house-good-enough

http://patrimoinepassif.ca/category/economie/

https://maisonsaine.ca/energies/maisons-novoclimat-20-plus-vertes-20-plus-efficaces.html

https://buildbetterhomes.ca/building-better/pretty-good-house/

https://www.garantiegcr.com/app/uploads/2017/09/2016-11-15-programme-dinspection-gcr-2017-vo.pdf

http://www.transitionenergetique.gouv.qc.ca/mon-habitation/novoclimat/maisons/#c4478

https://www.cmhc-schl.gc.ca/fr/co/asprhy/asprhy_008.cfm

https://www.desjardins.com/particuliers/prets-marges-cartes-credit/prets-hypothecaires/offre-habitation-verte/index.jsp

 

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